I pour Irko, son chien, et J pour Jenny. Mais IJ Candle pour sa grand-mère, décédée en 2021, qui lui a « demandé une bougie alors qu’elle était déjà malade. Mon grand-père allumait des bougies dans le salon quand on mangeait… J’ai fait des recherches et fabriqué ma première bougie odeur madeleine pour elle, mais elle ne l’a pas allumée. Elle m’a dit de la garder et de penser fort à elle ». Des premières fabrications dans sa cuisine à son atelier installé dans sa maison depuis deux ans, Jenny a pris en expérience. « Les premiers tests n’étaient pas concluants, je n’avais pas forcément les bonnes matières, je m’en mettais partout… Mais je suis têtue et j’ai continué jusqu’à trouver la recette de la bougie qui se consume entièrement. ».

Fan des bougies « gourmandes avec de la chantilly » au départ, elle constate rapidement que les gens ne les allument pas parce que trop belles. Elle se concentre alors sur les bougies en pot et passe des parfums basiques à bacon ou pizza provençale, elle ne se « limite plus sur les odeurs » ! Jenny fabrique aussi des galets de cire pour les diffuseurs, personnalise les étiquettes pour les mariages ou anniversaires, et répond aux demandes : « Moi j’adore l’odeur melon d’hiver mais en toute saison. Alors si quelqu’un veut du Noël en juillet, je lui ferai ! »

Solidarité avec la Gironde
La cire d’IJ Candle vient du soja, ses mèches sont en coton ou chanvre tressé « pour ne pas polluer l’atmosphère », et ses parfums sont fabriqués à Grasse, et « non testés sur les animaux ». La faune et la flore tiennent à cœur à Jenny, notamment depuis les incendies en Gironde cet été. Elle qui habite près de la forêt s’est projetée : « Si cela arrivait à Walbourg-Gare, je perdrais ma maison, mes quatre chats et mon chien. L’idée m’est venue de fabriquer deux bougies spéciales dont la marge sera reversée à deux associations en Gironde, la LPO et Tricolore carbone ». Avec une centaine de bougies vendues, un premier don de 500€ a été versé. IJ Candle poursuit l’action solidaire jusqu’à la fin de l’année.
Pour commander : www.ij-candle.com
L’info en plus
Jenny est aussi tourneur-fraiseur, l’une des rares femmes à exercer ce métier. « Le métal est une matière qui me fascine, il est tellement résistant mais tout aussi maniable », explique-t-elle. Si le métier « peut être éprouvant car on travaille au micron près et qu’il faut réagir vite en cas de casse », elle aime se montrer « forte sur le plan mental et physique » dans ce monde d’hommes.



